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01/01/2017 - 1ère exposition Chassériau au Japon

 

Théodore Chassériau : Parfum exotique

Musée national d’art occidental de Tokyo
du 28 février au 28 mai 2017

 

 

 « Théodore Chassériau : Parfum exotique » est la première exposition complète des œuvres de Théodore Chassériau (1819-1856) au Japon. Avec cette grande rétrospective au Japon, et après celles de New York et de Paris, Chassériau rejoint le club fermé des peintres français ayant fait l’objet de rétrospectives en Asie.
L’exposition rassemble des toiles exposées habituellement dans les 2 salles Chassériau du Musée du Louvre, des oeuvres disséminées dans les autres musées français et etrangers, ainsi que des oeuvres de collectionneurs jamais présentées au public. Plus de 40 peintures, 30 dessins et aquarelles, 10 gravures  de l’artiste seront exposés, en parallèle d’environ 20 œuvres de ses contemporains ou admirateurs, dont Gustave Moreau et Pierre Puvis de Chavannes.

L’un des grands peintres romantiques français exposé pour la première fois au Japon
L’œuvre de Théodore Chassériau avait été moins exposée que celle de ses pairs en raison de sa mort précoce à l'âge de 37 ans et des dégâts causés à son œuvre majeure, les fresques de la Cour des comptes incendiée en 1871.
Il fait l’objet de grandes retrospectives en 1933 et en 2002. En 2002, l’exposition « Chassériau un autre romantisme » au Grand Palais et au Metropolitan Museum à New York, remettait en lumière l’originalité de ses œuvres.
Elle montre son influence sur la génération postérieure, et comment Chassériau fait le lien du romantisme au symbolisme.
La sélection d’œuvres constitue une occasion inédite, même en France, d’observer la transition du romantisme au symbolisme, et une nouvelle mise en perspective de l’orientalisme.

 

La belle Baigneuse endormie (1850) du musée Calvet d'Avignon, s'en va aussi au Japon.
S’agissant d’un grand format, elle n’est sans doute sortie qu’une seule fois à New-York à l’occasion de la rétrospective de 2002. En 2016, elle était accrochée à l’exposition Splendeurs et Misères. Images de la Prostitution, 1850-1910 au Musée d’Orsay (de septembre 2015 à janvier 2016).
Montrer la pilosité d’une femme (en l’occurrence sa maîtresse) dans le désordre de ses vêtements épars était osé et sujet à scandale. 
Ayant conscience de ce danger Chassériau avait initialement choisi le titre
Nymphe endormie qui conférait au tableau l’alibi du sujet mythologique…
D’après un bloggeur du Monde.fr, il s’agit là de la première pilosité d’aisselle de l’histoire de la peinture.
La femme représentée est la comédienne et grande courtisane Alice Ozy. Avant d’être la maîtresse de Chassériau, elle avait été celle du duc d’Aumale et de Charles Hugo. Repoussant les avances de Victor Hugo, elle fut à l’origine de la haine du grand poète pour Chassériau.

 

Pour Megumi Jingaoka, conservatrice en chef et commissaire de l’exposition à Tokyo :
« Le Musée national d’art occidental de Tokyo voulait présenter cet artiste majeur, injustement moins connu que ses maîtres Delacroix et Ingres, parce qu'il est né un peu trop tard pour faire partie de cette génération des artistes du romantisme le plus ardent, et décédé trop tôt pour adhérer au mouvement réaliste de Courbet, pourtant né comme lui en 1819. Reconnu comme un peintre majeur de son vivant, il y avait toujours un décalage de génération. Il était un peu comme ''un étranger'' dans son temps.
La rétrospective s’intitule « Théodore Chassériau : Parfum exotique ». Exotique bien sûr vu depuis le Japon, mais aussi par son origine caribéenne, le secret autour de son sang, son rapport au père, à ses sœurs et aux femmes, qui imprègnent sa peinture, pensive, mélancolique, et passionnante. C'est un parfum exotique et nostalgique, une sorte de solitude douce.
Chassériau sublime la femme. Ses peintures expriment leur sentiment individuel, l'agonie, la tristesse, le désespoir, l'affection - surtout pour l'enfant-, quand Delacroix était plus général et plus héroïque.
La singularité de l'art de Chassériau en fait un artiste très moderne et innovant. C'est de cette singularité qu'a hérité la génération de Moreau. »
 

Pour Jean-Baptiste Nouvion, descendant de la famille Chassériau et président de l’association des Amis de Théodore Chassériau :
« Chassériau a renouvelé la peinture d’histoire. Son art sensuel et intime a profondément influencé ses amis Gustave Moreau et Puvis de Chavannes et trouve un écho certain dans l’exotisme de Gauguin et Matisse
La sélection d’œuvres effectuée par le Musée national d’art occidental de Tokyo est tout à fait remarquable. Nous remercions tout particulièrement les musées français, le Louvre en premier, et les collectionneurs d’avoir rendu possible cette exposition essentielle, qui est un témoignage brillant du talent de Chassériau. »
  

Musée national de l'art occidental
Fondé en 1959, le Musée national de l'art occidental, situé à Tokyo au Japon, est la seule institution nationale japonaise dédiée à l’art occidental. Le musée accueille la collection de Matsukata Kōjirō, et en particulier les peintures impressionnistes et des sculptures de Rodin.
Il occupe comme bâtiment principal un bâtiment conçu par Le Corbusier, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2016.